Les nouveaux malheurs de Tandjigora

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Après son opération des ligaments croisés

Victime d’une rupture des ligaments croisés internes, à la 14e minute, lors de la rencontre Maroc-Gabon (3-0), à Casablanca, comptant pour les éliminatoires du Mondial 2018, Merlin Tandjigora, sociétaire du club portugais de Belenenses (D1), s’était fait opérer quelques jours plus tard… Quasiment ignoré par la Fédération gabonaise de football, lâché par ses équipiers de l’équipe nationale, Tandjigora a dû supporter, seul, la charge des frais médicaux liée à son opération. A cet effet, l’intéressé a déboursé 40 000 euros, soit l’équivalent de 25 millions de francs pour ses soins. La Fégafoot, qui s’était engagée à payer les frais médicaux du joueur, n’a déboursé que 4 millions de francs, avant de se désengager…

Lors de son récent passage au Gabon, en été, Merlin Tandjigora a rencontré le président de la Fégafoot, Pierre-Alain Mounguengui, pour lui faire part de sa situation.

Furieux contre le joueur, le président fédéral aurait reproché à ce dernier le fait de s’être confié à Isport, et que par conséquent, ” je ne peux rien faire car le dossier est au niveau du ministère des Sports“, aurait indiqué Pierre-Alain Mounguengui à son interlocuteur, désabusé…

Comme un malheur n’arrive jamais seul, Merlin Tandjigora, a été, lundi, une nouvelle fois opéré des ligaments croisés. Son club, Belenenses, qui supportait son salaire jusqu’à ce jour, menace de rompre le contrat dans les tout prochains jours.

Que vais-je devenir“, s’est-t-il interrogé.

Que va -t-il effectivement devenir, sans club ? Comment expliquer qu’un international, qui se blesse en sélection, puisse se retrouver livrer à lui-même de la sorte ? Comment expliquer le silence coupable des autres joueurs de la sélection ? Pourquoi Pierre-Emerick Aubameyang, le capitaine des Panthères, toujours prompt à défendre son père, ne monte-t-il pas au créneau pour défendre les intérêts du joueur ? Que fait le manager général des Panthères François Amégasse ? Et Daniel Cousin ? Comment comprendre et expliquer ce mutisme, quasi-coupable ? Quel exemple pour les jeunes générations ? Après Bidonga, Tandjigora, à qui le prochain sur la liste ? Car cela n’arrive pas qu’aux autres…

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