…Fabrice- Alan Do Marcolino : “A notre tour d’écrire notre propre histoire”

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Entretien avec l’attaquant gabonais U16 du Stade Rennais …

Alan Do Marcolino

Au Gabon, chez les Do Marcolino, le football est une belle histoire de famille, c’est même une passion générationnelle. Il y a d’abord eu le grand-père, César Do Marcolino, dit ‘’ Maboudja’’, ancien international gabonais des années 70 et joueur emblématique du FC 105. Puis vint le fils, Fabrice Do Marcolino, ensuite Arsène Do Marcolino… Enfin, l’autre  petit-fils, Fabrice- Alan Do Marcolino, sociétaire du Stade Rennais catégorie U 16. C’est le fils ainé de l’ancien international gabonais Fabrice Do Marcolino. Ce ‘’beau bébé’’ d’1, 92 m, qui pèse  71 kg, à seulement 16 ans, à la tête bien pleine, et les épaules là où il faut. Toute une histoire ! Il a un rêve, celui de faire mieux que son père. Quoi de plus normal ! Il l’a promis à Isport  : je vais me battre pour atteindre mes objectifs’’. Suivez le futur artiste ! Tel un grand, il trace déjà ses sillons pour un avenir meilleur. Il sera grand, plus grand que …Bonne lecture ! 

Entretien réalisé par la rédaction de Isport

Isport : Fabrice- Alan Do Marcolino, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs  

— Alan Do Marcolino : Je suis Fabrice-Alan Do Marcolino. Je suis né le 19 mars 2002 à Libreville au Gabon. J’ai donc 16 ans. Je mesure 1,92m pour 71 kg. Je suis arrivé en France , en 2004, à l’age de 2 ans. A cette époque, mon père, Fabrice Do Marcolino, ancien international gabonais jouait à Amiens. A l’age de 8 ans, j’ai véritablement commencé à m’intéresser au football. J’avoue que mon père m’a laissé choisir la discipline sportive de mon choix. C’est ainsi que j’ai entamé ma carrière à l’Union sportive Lavallois. Puis, le Stade Lavallois, vu mes qualités, est venu me chercher. Au début, papa était réfractaire. Mais face à la détermination des dirigeants du club, il a finalement accepté. En U13, avec ce club, je suis sorti champion de France de la catégorie. J’ai évolué au Stade Lavallois jusqu’à l’age de 15 ans. Depuis la saison dernière je suis à Rennes, chez les 16 ans. Mais je vais vous surprendre. Avec la force des choses, j’ai joué le championnat U17 régional 1. J’ai joué quelques rencontres avec les U17 nationaux de Rennes, sortis champion de France cette saison. J’ai inscrit 18 buts toutes compétitions confondues. 

Alan Do Marcolino en action

Votre père, l’ancien international gabonais Fabrice Do Marcolino a-t-il , très sincèrement influencé votre choix sportif, même si vous dites qu’il vous a laissé choisir la discipline de votre choix ? Pour résumer, si votre père n’avait pas été footballeur, quel aurait été votre choix ?
J’avoue que le deuxième volet de votre question est difficile à répondre. Force est de reconnaitre que depuis mon jeune age, je baigne dans cet environnement. J’ai vu mon père jouer. J’ai côtoyé, alors que je n’étais qu’un enfant, plusieurs grands joueurs. Cela m’a donné une envie terrible d’être footballeur. A cette époque, je voulais faire mieux que mon père. Contrairement à lui, qui n’avait pas d’appui lors de son arrivée en France, moi, par contre, je nage dans un environnement propice. Au quotidien, je bénéficie de ses conseils et de son expérience. Voilà donc pourquoi j’ai embrassé la carrière de footballeur.

A quel moment as-tu su que c’était le chemin à emprunter ?

Chez les Do, la football est une affaire de famille et de sang. Avant moi, il y a eu mon grand-père, César Do Marcolino, ancien international gabonais. Puis, mon père , Fabrice Do Marcolino. Enfin mon oncle, Arsène Do Marcolino, tous anciens internationaux gabonais. C’est donc une affaire d’héritage . Je suis encore jeune. Par conséquent, je dois travailler dur pour atteindre mes objectifs.

Quelle place occupe votre père dans votre vie de tous les jours ?

Il est un véritable appui pour moi. Il m’explique chaque jour comment fonctionne le football de haut niveau. Ses amis, d’anciens internationaux viennent compléter ce travail. C’est vraiment enrichissant comme expérience.

Quel souvenir avez-vous de votre grands-parents, eux aussi footballeurs ?

J’ai pas trop de souvenirs de mon arrière-grand-père. Par contre, j’échange régulièrement avec le père de papa, César Do Marcolino, ancien international gabonais et joueur emblématique du FC 105. J’écoute beaucoup mon oncle Arsène Do Marcolino, qui a joué en compagnie de papa en sélection. Jeune, je venais les voir en regroupement à Libreville et j’en étais fier.Pour élargir votre question et ma réponse, j’ai aussi le souvenir de mes rencontres avec plusieurs internationaux gabonais dont Bruno Ecuélé Manga, Aaron Apindangoye, Merlin Tandjigora, Didier Ovono, Akouassaga, Paul Kessany et Eric Mouloungui. 

Que faites-vous en dehors du football ?

Actuellement je suis en classe de première en section sciences et technologies du management et gestion. Mes parents attachent une grande importance à mes études. C’est dire que je ne fais pas que le foot.

Vous êtes en France depuis l’age de 2 ans. Le choix de jouer pour les Bleus va se poser un jour.

Je vois où vous voulez en venir. Pour l’instant, ni la France, encore moins le Gabon ne m’a contacte dans ce sens. La question n’est donc pas d’actualité. Pour l’instant, je suis concentré sur mes études et ma progression au niveau du foot. Le moment venu, je vais aviser. 

Suivez-vous l’actualité du football gabonais ?

Tout naturellement ! J’ai suivi avec attention le parcours des Panthères U 20 lors des éliminatoires de la CAN. Malheureusement elles ont été éliminées lors de l’ultime tour par le Burkina Faso. Les U17 n’iront pas aussi en Coupe d’Afrique de la catégorie par ce que n’ayant pas effectué le déplacement de Malabo. C’est triste ! Pour l’équipe fanion, qui joue les éliminatoires au mois de septembre, je ne peux que  souhaiter à mes ainés bonne chance pour Cameroun 2019. 

Un rêve ?

Faire une grande carrière sportive. Mieux, avec mes frères, pourquoi ne pas jouer en sélection du Gabon comme mon père et son frère Arsène Do Marcolino. Et cela, si le Gabon veut bien de nous. Un souhait : voir le football gabonais véritablement sortir de la crise.

Votre mot de fin

Mon père a eu son histoire au niveau du football gabonais. A notre tour d’écrire notre propre histoire. Et nous allons l’écrire.

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