Djamel Belmadi et Aliou Cissé ont grandi ensemble

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Finale de la CAN-2019

Tout Champigny-sur-Marne sera devant son écran vendredi aux alentours
de 21h pour regarder la finale de la Coupe d’Afrique des nations
opposant le Sénégal à l’Algérie. Non pas pour regarder les joueurs
mais ceux qui seront sur le banc à donner leurs directives : Djamel
Belmadi, patron de l’Algérie, et Aliou Cissé, sélectionneur du
Sénégal.

Qu’ont-ils en commun ?

Les deux hommes se connaissent depuis tout petits. Ils ont grandi
ensemble dans le quartier populaire du Bois l’Abbé. Si le
sélectionneur des Fennecs y est né, le technicien des Lions de la
Teranga a d’abord vu le jour à Ziguinchor (Sénégal) avant de rejoindre
le Val de Marne à l’âge de 9 ans. D’ailleurs, les deux amis sont nés
la même année (1976) à un jour d’intervalle : le 24 mars pour Cissé,
le 25 pour Belmadi. C’est dire à quel point ils sont très proches.
«Nous sommes des enfants du «9-4», avait confié Aliou Cissé. Djamel et
moi, on se connait depuis très longtemps, depuis nos années de
formation, lui au PSG et moi à Lille.»

Les deux hommes ont chacun connu une carrière honorable. Formé au PSG,
Djamel Belmadi, ancien milieu offensif a été formé au PSG avant de
passer par plusieurs clubs (Martigues, Cannes, Vigo, Manchester City,
Southampton, Valenciennes et le Qatar). Mais c’est à l’OM où il
réussira le mieux (2000-2003). Déjà très volontaire sur le terrain,
c’est naturellement qu’il deviendra entraîneur. Il fera ses gammes au
Qatar au club de Lekhwiya, qui deviendra Al-Duhail. Entre temps, il
aura les clés de la sélection du Qatar. Il est appelé en 2018 pour
succéder à Rabah Madjer.

De son côté, Aliou Cissé était lui plutôt défensif. Passé par Lille,
Sedan, le PSG, Montpellier, Birmingham, Portsmouth et Nîmes, il aura
connu son heure de gloire avec le Sénégal avec qui il atteindra les
quarts de finale de la Coupe du monde 2002 et la finale de la CAN la
même année. Retraité des terrains en 2009, il ne commencera à
entrainer qu’en 2012. D’abord les jeunes du Sénégal avant d’être
propulsé à la tête des A en 2015.

Les deux amis s’étaient déjà croisés le 27 juin dernier en phase de
groupes. Les Algériens l’avaient emporté sur la plus petite des marges
(1-0). « Jouer cette finale contre mon ami Cissé, c’est
extraordinaire, s’est réjoui Belmadi. C’est un bon message qu’on
envoie à nos responsables du football en Afrique, c’est
extraordinaire. Je connais Cissé et il fait du bon travail. »

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